J22 – AoA2A / « Artiste » ou Autre, Autodidacte, Anonyme.

ConfinementS intérieurS

 

Le mot, le texte deviennent de plus en plus présents au fur et à mesure des confinements.

Le créateur veut échanger.

Correspondance avec un frère, une soeur, une mère et bien plus, (Van Gogh), avec une mère une soeur, une cousine (Mozart),

Le verbe n’est pas étranger aux créateurs. Même avec une apparence d’autistes, ils utilisent l’écrit certainement pour garder un contact avec la société.

Eugène Delacroix a écrit 1500 lettres, Claude Monet plus de 3000, James Abbott Mc Neill Whistler 13000 et Voltaire de près de 20000 pages adressée à plus 1700 personnes.

Le mot n’est pas l’apanage des auteurs, mais celui des créateurs, et bien sûr des créateurs confinés.

Chacun peut mesurer le pouvoir immense que confère la maitrise de tel ou tel moyen d’expression. Et il est difficile de trouver des parades au détournement toujours possible des mots à des fins personnelles ou violentes. C’est le langage tout entier, dans sa fonction essentielle qu’est l’accomplissement de l’humanité par le dialogue et la pensée, qui pourrait dans le cas contraire, se trouver réellement menacé.

Arnaud NANO Méthivier et Pierre-Marie PEM Braye-Weppe, curateurs du Festival des Arts Confinés.

 

« Petit documentaire visuel et textuel questionnant le confinement de personnes, en lutte constante pour leur survie psychologique dans l’univers domestique de leurs chutes et leurs failles.

Ainsi, l’artiste se voit confiné et empêché par lui-même ; dans ses propres murs intérieurs, psychologiques, sensibles.
Sombrant alors jusqu’à l’abandon, il ajoute à ses problématiques, de création et personnelles, un cadre de vie chaotique le rendant non-disponible à son être et son actant, pour son expression artistique et pour lui-même.

Le confinement imposé par l’État change bien peu le quotidien d’un tel confiné de l’intérieur et du quotidien ; si ce n’est celui de n’avoir plus d’autres issues et expressions que celles de créer à partir du seul matériau qu’il lui reste dans ce lieu ainsi déstructuré : ses échecs et ces semblants de vie.
Tout éparpillés dans son lieu de vie confiné, prenant toute la place et arrêtant le temps, ils s’imposent au regard et à la pensée.

Se remettre à la tâche avant de pouvoir se remettre à l’oeuvre.
Le temps file, l’énergie se perd, l’être se consume.
Mais respirer, et redémarrer. »

– AoA2A / « Artiste » ou Autre, Autodidacte, Anonyme –

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