J17 – Lisa Gardel

Un jour peut-être j’irai dehors

L’Art est un produit non-essentiel.

Il y a entre 200 000 et 300 000 ans, l’Homo Sapiens, que l’on appelle aussi homme moderne, ou être humain, est parti d’Afrique pour se répandre sur l’ensemble de la Terre. Il va se sédentariser peu à peu, bâtir des habitats protégés, mais continuer à voyager muni d’un passeport.

Pour éviter les dangers du voyage physique, muni d’un esprit penseur et d’un imaginaire développé, il est capable d’inventer des divins et les célébrer par la fabrication d’oeuvres non nécessaires à sa survie qu’est boire, manger, dormir et se protéger, dont les oeuvres d’Arts.

Il semble qu’il garde 300 000 ans plus tard le désir de bouger sur sa planète, de toujours aller voir ailleurs.

Aussi, dès lors qu’il s’est retrouvé confiné, il a voulu aller au lointain.

L’Art Confiné, comme tout autre, est né pour amener le récepteur à voyager sans avoir à bouger du tout. Aussi, le rôle du créateur peut-être un agent de voyage essentiel au confinement, pour ceux qui ne savent pas faire le voyage ultime, le voyage au fond de soi-même.

L’univers sonore est d’emblée un espace émotionnel. La musique nous plonge dans un monde imaginaire mais sonore. C’est donc un monde d’émotions puisqu’il est sonore. Mais c’est un monde d’émotions épurées puisqu’il est imaginaire. L’Art Confiné, par l’intermédiaire des moyens technologiques remplit pleinement ce rôle. Imaginer.

Ici, le musicien conçoit le «rien» comme un « manque de quelque chose » ou comme « un plein » qui surgit spontanément. Ainsi du flou peut naître une histoire limpide, une émotion qui nous convient, ou une que nous ne connaissons pas, ou une que la musique semble évoquer. 

Arnaud NANO Méthivier et Pierre-Marie PEM Braye-Weppe, curateurs du Festival des Arts Confinés.

 

« J’ai toujours aimé bricoler des choses dans mon coin. En mars, je me suis dit que ça allait être l’occasion pour développer un peu tout ça. Explorer, essayer, rater, recommencer. Zéro pression. Personne dans l’attente. Amener un ailleurs chez soi. Juste par soi. En novembre, c’est un peu plus compliqué. Dur de s’y mettre, comme au sport après un long temps de pause. Mais si j’arrête… Ma vie ne rimerait plus du tout pareil. Alors, je m’obstine. »

Lisa Gardel

 

 

En savoir plus sur …

https://vimeo.com/lisagardel

http://lisagardel.wix.com/comedienne

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