J26 – Antonin Guillot

Primevères officinales et lamiers pourpres

Le prêt à oeuvrer.

Un livre de comptes vide qui s’emplit de traits artistiques.

Les matériaux des arts confinés sont inédits. Ce n’est plus le magasin spécialisé qui vous guide vers l’oeuvre, c’est l’opportunité autour de soit.

Finit les beaux cadres, les beaux crayons, les bons micros, les belles caméras, les beaux costumes,  les belles fontes, fini le prêt à oeuvrer qui aseptise l’art.

L’art est brut. (un antonyme de « Brut » est « policé »)

Alors regardez chaque trait, prenez ce temps. Sentez les couleurs qui elles, échappent au confinement, touchez-les si il le faut, et allez plus loin. Ni figuratifs, ni abstraits, les dessins sont parfois une façon de penser le monde en deçà des apparences.

Arnaud NANO Méthivier, Pierre-Marie PEM Braye-Weppe, curateurs du Festival des Arts confinés.

 

 

« Habitant habituellement la ville (Bourg-en-Bresse dans en Rhône-Alpes), j’ai choisi de me confiner chez des amis à la campagne. Tout est chamboulé, ma vie y compris mais pour moi ce confinement a un effet d’ouverture, je me ballade, regarde le printemps qui fait jaillir le vert partout. Je connais ma chance, je dessine chaque jour, parfois ce que je cueille, d’autres fois des croquis ou aussi beaucoup d’imagination. Cette oeuvre est un bouquet cueilli lors d’une de ces promenades. Je n’ai jamais été aussi heureux d’accueillir mes allergies au pollen. Mes pensées vont néanmoins à tous ceux qui n’ont pas la même chance, culpabiliser ne sert à rien mais tenter de prendre soin est déjà beaucoup.

Voilà comment j’essaie de vivre ce confinement qui engendre beaucoup de questions. »

Antonin Guillot, artiste pictural

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