J38 – Patrice Riera

Il était une fois en Normandie

 

Quand aller ? où aller ?
L’Art Confiné nous place plus que tout autre art en présence du sens. Il détourne les objets des champs de sens dans lesquels ils se manifestent habituellement. Les objets deviennent des routines, les actes deviennent une aventure. On se recentre sur son habitat et on imagine des possibles. On sédentarise son corps et on nomade son esprit. Mais l’aventure réside dans les détails, dans le chemin parcouru. Ici, il s’arrête sur le foisonnement sauvage qui entoure l’Homme confiné. Il n’y a plus  de petits êtres qui courent, mais des Hommes qui cherchent.
Le sens de l’Art Confiné consiste à placer sous une lumière étrange ce qui nous est d’habitude évident : l’art met en scène une histoire.
Alors quel est le territoire de l’humanité ? Elle est confinée sur la Terre.
L’art a toujours été l’expression d’un organisme vivant confiné simplement au sein de l’Univers.
L’Homme en créant dans son évolution le concept poétique de « Il était une fois… », a instauré le concept du « c’est mieux ailleurs ».
Dans cette quête de l’ailleurs, l’humanité s’embourbe dans les territoires à conquérir. C’est l’expansionnisme. Ainsi se définissent des zones d’expansions.
L’impérialisme, le protectionnisme, le nationalisme l’enferment dans des territoires plus ou moins grands et jamais aboutis.
L’Art Confiné nous permet de se fabriquer un imaginaire sans frontières, car l’être humain retrouve son confinement terrestre initial. Aujourd’hui, il persiste encore dans notre espèce une part du « chasseur-cueilleur poète-». Celui qui vit physiologiquement et intellectuellement dans son environnement, sans chercher à le conquérir.
Le créateur qui produit de l’Art Confiné doit donc se sentir non confiné. Les champs de son imaginaire n’ont pas de territoire. Son territoire c’est l’Infini.

Pierre-Marie PEM Braye-Weppe et Arnaud NANO Méthivier, curateurs du festival des Arts Confinés

 

Western normand

10h du matin.

La routine de ce quotidien confiné commence avec ses rituels, ses images, ses sorties réglementées, la vie et la mort dans ce qui nous entoure…

Voler des instants, voler un poème, voler une musique, se poser la question de «l’après» en ne quittant pas le présent des yeux.

Patrice Riera, artiste de théâtre

En savoir plus sur…
www.facebook.com/patrice.riera.9

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *