J55 – Seiline Vallée

Jubilation de la catastrophe

LA RUPTURE

Un point de rupture. Un point de rupture départageant deux états : après l’effort, le réconfort ; après l’état liquide, l’état solide. Le retour à l’état « normal » . Après avoir été confiné pendant 56 jours, le spectateur-confiné français devra vivre une rupture et faire face à un choix. Rester les mains dans la boue liquide ou solide ? Etre assoiffé ou être rassasié ? Ou plutôt quel état est le « avant » et quel état est le « après » ?  Le déconfinement est une scène de rupture. Un point relationnel radical entre l’avant et l’après. Il va laisser derrière lui des habitudes, des questionnements, et sans doute une place importante dédiée au spirituel due à l’inactivité physique. L’Art Confiné illustre ici le passage d’un état à un autre, en mêlant intériorité et extériorité, cercle interne(t) et cercle externe. Ou comment représenter le choc des décisions.

 

Arnaud NANO Méthivier et Pierre-Marie PEM Braye-Weppe, curateurs du Festival des Arts Confinés.

 

 

« Jubilation de la catastrophe (titre né en septembre 2019)

Ce film n’aurait jamais existé sans le confinement et ses bouleversements. C’est d’ailleurs mon premier film !Il est la continuité d’un travail en cours, chamboulé, comme tant de choses, par les événements.

Au départ : un solo de théâtre visuel. Le théâtre comme pierre angulaire de mon travail, le corps, la parole, l’acrobatie. Une rêverie philosophique et poétique où l’héroïne réveille et dompte (ou pas) les monstres de sa vie.

Merveilleux, facétieux ou dangereux, ils vont lui révéler la face fabuleuse de l’existence.C’est un spectacle en cours de création, destiné à être joué devant un public… un spectacle vivant !

Parce que mes résidences (répétitions) ont été annulées par les salles de spectacle contraintes de fermer, parce que, comme la plupart des artistes, j’ai perdu mon travail, parce que mes monstres ne sont jamais loin, je continue avec les moyens du bord pour laisser la matière vivante.

Mon téléphone : ma caméra. Des partenaires et accessoires inattendus.

La chance et l’opportunité d’être confinée dans un lieux paisible où l’extérieur est facile. Un décor hors- les-murs, hors-la-loi même, une fois, pour les besoins du film ; hors des cadres en tous cas, pour que l’art et la révolte ne se perdent pas dans l’écume.Je voltige dans de la matière organique, je chemine dans des textes. Ce qui m’a forgé, ce qui me raconte,ce qu’ils me racontent, mes monstres. J’avance vers eux sur ce chemin d’équilibre. »

Seiline Vallée

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